L'Atelier Cognacq-Jay se mobilise pour les cancers masculins!

Publié le 30/12/2021

À l’occasion de la campagne de sensibilisation Movember 2021, L’Atelier Cognacq-Jay a décidé de s’emparer d’une problématique urgente : pourquoi si peu d’hommes dans les accompagnements après-cancer ?

Après 4 ans d’activité, L’Atelier a accueilli et accompagné 800 personnes. Parmi elles, moins de 10% d’hommes.

Il est grand temps d’ouvrir le débat sur la manière dont les hommes vivent l’après-cancer : quels sont leurs besoins ?  Comme lever les freins et les questionnements liés à la fréquentation des lieux de ressourcement comme L’Atelier ?

Deux focus groupes ont été réalisés en novembre 2021, auprès de patients hommes touchés par le cancer et auprès de médecins de la Fondation Cognacq-Jay (oncologues, urologues, médecins de soins de support).

Déjà, des premières pistes de réponses émergent nettement.

Les patients hommes ont besoin d’une caution médicale pour s’approprier les accompagnements après cancer et d’une évaluation explicite des bienfaits escomptés. Le type d’ateliers proposés ne semble pas déterminant.

Les médecins de la Fondation Cognacq-Jay ont besoin de mieux connaître les accompagnements proposés et leurs apports pour les patients. Ils ont aussi tendance à proposer ces accompagnements après-cancer plus souvent aux femmes qu’aux hommes.

Les patients hommes

 

Les médecins

 

En priorité, un besoin d’information :

Le manque d’information sur les accompagnements après cancer proposés par L’Atelier est la première cause de sous-fréquentation par les patients hommes. Il faut donc effectuer prioritairement des campagnes d’information :

  • Auprès des médecins en priorité, car ils sont perçus par les patients hommes comme des conseillers essentiels, des personnes de confiance dont la légitimation est essentielle afin d’entreprendre un accompagnement après-cancer. Il est donc important de les informer sur les activités de L’Atelier et sur les bienfaits attendus, ainsi que sur ce chiffre frappant : « moins de 10% des personnes accueillies à L’Atelier sont des hommes » afin qu’ils pensent à leur parler davantage. Cette information devra prendre la forme d’interventions orales à l’occasion des staffs et de supports de communication réalisés ad hoc  ;
  • Auprès du grand public masculin (et féminin par rebond, les compagnes et épouses étant aussi des prescripteurs potentiels), qui manque d’informations sur l’existence même de ces accompagnements après-cancer. Par exemple à l’occasion de Movember ou de la journée mondiale du cancer et en s’appuyant si possible sur des figures de référence médiatiques, sur des prescripteurs légitimes, pouvant témoigner de leur parcours et des bienfaits récoltés (ex. Patrick Chêne, actuellement ambassadeur de L’Atelier) ;
  • Auprès des patients hommes touchés par le cancer et présents dans nos établissements, dans le cadre de groupes de parole, leur permettant d’exprimer leurs besoins et leurs freins et d’avancer dans une offre plus adaptée et personnalisée pour eux.

 

Sur le moyen terme : études, veille, écoute et nouveautés

  • Effectuer et publier une étude d’impact, afin d’objectiver précisément les effets positifs produits par le suivi des accompagnements après cancer proposés par L’Atelier. On pourra également s’appuyer sur les études d’impact déjà effectuées par l’Inca et sur la base documentaire réunie par l’Institut ;
  • Repérer les parcours d’accompagnement après-cancer existants et pouvant générer davantage d’adhésion auprès des publics hommes touchés par cancer, pour s’en inspirer et construire des partenariats (ex. parcours sportif à L’Hôtel Dieu) ;
  • Compléter l’offre actuelle d’activités : consensus sur la pertinence d’un accompagnement sur la sexualité (un contact d’un sexologue proposé par le Dr Robert Sverdlin), diversification des activités physiques proposées (ex : rugby) ;
  • Travailler la question du temps : à quel moment de son parcours est-il le plus pertinent de proposer cet accompagnement à un patient homme ?
  • Continuer la démarche d’écoute et d’expression auprès des patients homes touchés par le cancer, notamment sur de nouvelles propositions d’accompagnement à évaluer et sur les supports de communication associés.

 

Un grand merci à l'ensemble des participants, patients, médecins de la Fondation Cognacq-Jay, associations CERHOM et Mon Patient en réseau!